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L'Île de Hurley

Il était une fois un vieil homme qui vivait dans une jolie île de Crête. Il aimait son île avec une profonde intensité, il l'aimait tellement que lorsqu'il sentit qu'il était sur le point de mourir, il demanda à ses enfants de l'amener dehors et de l'étendre sur sa terre bien-aimée. Au moment d'expirer, il allongea son bras et saisit un peu de terre dans sa main. Puis, il mourut heureux.

Il se présenta alors aux portes du Ciel. Dieu, sous l'apparence d'un vieil homme à barbe blanche, sortit l'accueillir.
"Bienvenue" lui dit-Il. "Tu as été un homme bon. Entre maintenant dans les joies du ciel."
Alors que le vieil homme s'apprêtait à traverser les portes du paradis, Dieu lui dit:
"S'il te plaît, tu dois laisser aller ta terre."
"Jamais!" dit le vieil homme, avec un mouvement de recul. "Jamais!"
Alors Dieu partit tristement laissant le vieil homme à l'extérieur de la grille.
Quelques siècles passèrent. Dieu revint, cette fois sous la forme d'un ami, un vieux copain. Ils prirent quelques verres, se racontèrent des histoires, puis Dieu dit:
"Voilà, il est maintenant temps de rentrer au ciel mon ami. Allons-y."
Ils se dirigèrent de nouveau vers les portes du paradis. Une fois encore Dieu demanda au vieil homme de lâcher sa terre, une fois encore, ce dernier refusa.

D'autres éternités s'écoulèrent. Dieu revint une autre fois, cette fois sous la forme d'une joyeuse et délicieuse petite fille du grand-père.
"Oh! grand-papa", dit-elle, "vous êtes si merveilleux et nous nous ennuyons tous de vous. S'il-vous-plaît entrez avec moi."
Le vieil homme hocha la tête dans un signe de consentement et elle l'aida à se lever, car avec le temps il était évidemment devenu très vieux et arthritique. En fait, il était si arthritique qu'il dut, de sa main gauche, soutenir sa main droite qui tenait toujours sa terre de Crête. Ils se dirigeaient vers les portes du paradis quand les forces du vieil homme l'abandonnèrent complètement. Ses doigts noueux ne pouvaient plus rester fermés comme un poing, alors la terre filtra à travers ses doigts jusqu'à ce que sa main soit vide. Il pénétra alors dans le Ciel.
La première chose qu'il vit fut son île bien-aimée.

K.V., Dobson.




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